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Droit du travail

Petit chômage

Le petit chômage, ou congé de circonstance, vous permet de vous absenter du travail en conservant votre salaire lors d'événements familiaux ou d'obligations civiles.

Congé de circonstance Absence rémunérée Jours de deuil

Définition et explication

En droit du travail belge, le petit chômage désigne le droit reconnu au travailleur de suspendre l’exécution de son contrat de travail pour assister à des événements familiaux spécifiques ou remplir des obligations civiles, tout en conservant sa rémunération normale.

Ce mécanisme est encadré principalement par l’article 30 de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail et par l’arrêté royal du 28 août 1963. Pour bénéficier de ce droit, vous devez respecter des conditions strictes. Premièrement, vous devez informer votre employeur au préalable ou, si c’est impossible, dans les plus brefs délais. Deuxièmement, l’absence doit servir exclusivement aux fins pour lesquelles le congé est accordé. Troisièmement, la prise de ces jours doit coïncider avec l’événement ou se situer dans la période entourant cet événement, selon les délais fixés par la loi.

La durée de l’absence autorisée varie en fonction de la nature de l’événement (mariage, deuil, naissance, etc.). Il faut toujours vérifier si une Convention Collective de Travail (CCT) applicable à votre commission paritaire ou le règlement de travail de votre entreprise prévoit des dispositions plus favorables que la loi générale.

Quand le droit au petit chômage s'applique-t-il ?

  • Décès d’un proche : Lors de la perte d’un conjoint, d’un cohabitant légal ou d’un enfant (droit étendu à 10 jours depuis 2021), ou d’un autre membre de la famille.
  • Mariage : Pour votre propre mariage (2 jours) ou celui d’un proche parent (1 jour).
  • Obligations civiles : Si vous êtes appelé à siéger comme juré d’assises, assesseur d’un bureau de vote ou convoqué comme témoin devant le tribunal.
  • Événements familiaux : Pour la communion solennelle ou la fête de la jeunesse laïque d’un enfant.

Exemple d'une demande pour le mariage d'un enfant

Vous travaillez comme employé à temps plein avec un horaire du lundi au vendredi. Votre fille se marie un vendredi. Vous souhaitez assister à la cérémonie civile et religieuse. Vous décidez de demander un jour de congé à votre employeur pour cet événement, en espérant ne pas devoir utiliser vos jours de congés annuels payés.

À retenir

L’arrêté royal prévoit que vous avez droit à un jour de petit chômage pour le mariage de votre enfant, à prendre le jour de la cérémonie. Vous avertissez votre employeur et lui remettez le faire-part de mariage ou une attestation de la commune comme preuve. L’employeur est légalement tenu d’accepter cette absence et de maintenir 100 % de votre salaire pour cette journée du vendredi.

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Questions fréquentes

Oui. L'employeur est en droit d'exiger un justificatif pour accorder le petit chômage. Il peut s'agir d'un certificat de décès, d'un acte de mariage, d'un faire-part ou d'une convocation officielle du tribunal.

Depuis 2021, la loi accorde 10 jours de petit chômage pour le décès du conjoint, du cohabitant ou d'un enfant. Trois jours doivent être pris entre le décès et les funérailles, et les sept autres dans l'année qui suit. Pour les autres parents (frère, sœur, grands-parents), cela varie généralement entre 1 et 2 jours.

Sauf exception légale ou accord de l'employeur, les jours doivent être pris au moment de l'événement. Par exemple, le jour prévu pour assister au mariage d'un proche ne peut pas être reporté la semaine suivante.

Oui, mais vous ne recevrez votre salaire que si le jour de petit chômage coïncide avec un jour où vous auriez normalement travaillé selon votre horaire à temps partiel.

En principe, non. Si l'événement (comme un mariage ou une communion) a lieu un dimanche ou un jour férié où vous ne travaillez pas, le jour de petit chômage est perdu, sauf si une convention collective de travail de votre secteur l'autorise expressément.

Non. Si vous remplissez toutes les conditions légales et que vous fournissez la preuve de l'événement, l'employeur ne peut pas refuser votre absence. C'est un droit absolu du travailleur.

C'est votre employeur qui maintient votre rémunération normale pour les jours de petit chômage. Votre salaire ne subira aucune diminution pour ces jours d'absence justifiée.

Oui, une Convention Collective de Travail ou votre règlement de travail peut modifier ces règles, mais uniquement pour vous accorder plus de jours ou des conditions plus flexibles que le minimum fixé par la loi.

Sources

  • Loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail (Article 30) ; Arrêté royal du 28 août 1963 relatif au maintien de la rémunération normale pour les jours d'absence à l'occasion d'événements familiaux ou d'obligations civiques.

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