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Circulation routière

Retrait immédiat du permis de conduire

Le retrait immédiat du permis de conduire est une mesure de sûreté provisoire ordonnée sur-le-champ par le Procureur du Roi suite à une infraction grave.

Retrait de permis Confiscation immédiate Suspension du permis

Définition et explication

Le retrait immédiat du permis de conduire est une mesure préventive décidée sur-le-champ par le Procureur du Roi lorsqu’une infraction grave au Code de la route est constatée. Contrairement à une condamnation judiciaire, il s’agit d’une mesure de sûreté destinée à écarter temporairement de la route un conducteur présentant un danger immédiat.

La base légale principale repose sur la Loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière, particulièrement en son article 55. Les services de police procèdent à la saisie du document officiel, vous privant ainsi du droit de piloter un véhicule nécessitant un permis pour une période déterminée, généralement de 15 jours. Passé ce délai, le dossier est examiné pour décider des suites à donner.

Il ne faut pas confondre cette action avec la déchéance du droit de conduire. La déchéance est une sanction pénale prononcée ultérieurement par un juge au tribunal de police, tandis que le retrait est une décision administrative et urgente imposée par le parquet en attendant un jugement.

Quand cette mesure s'applique-t-il ?

Cette saisie provisoire survient dans des situations spécifiques définies par la loi :

  • Une intoxication alcoolique atteignant ou dépassant le seuil de 0,65 mg/l d’air expiré (soit 1,5 gramme dans le sang).
  • Un excès de vitesse dépassant de plus de 30 km/h la limite en agglomération, ou de plus de 40 km/h sur autoroute.
  • La commission d’un délit de fuite avéré à la suite d’un accident de la circulation.
  • Un contrôle positif lors d’un test salivaire détectant l’usage de stupéfiants.
  • Une entrave grave et volontaire à la circulation mettant en péril la sécurité des autres usagers.

Exemple de retrait lors d'un contrôle de vitesse

Vous rentrez tard le soir sur une route nationale vide. Pressé, vous appuyez sur l’accélérateur et vous êtes contrôlé à 135 km/h dans une zone où la vitesse est strictement limitée à 90 km/h. Une patrouille de police vous intercepte quelques mètres plus loin.

À retenir

Les agents constatent un dépassement de plus de 40 km/h. Ils contactent immédiatement le magistrat de garde. Celui-ci ordonne le retrait immédiat de votre permis de conduire. Vous remettez le document aux policiers et vous ne pouvez plus reprendre le volant de votre véhicule. La suspension dure initialement 15 jours. Au terme de cette période, vous pourrez récupérer votre permis au greffe du tribunal de police ou au commissariat. Toutefois, vous recevrez plus tard une citation à comparaître, envoyée par un huissier de justice, devant le tribunal de police. Le juge fixera l’amende définitive et statuera sur une éventuelle déchéance prolongée du droit de conduire.

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Questions fréquentes

La durée initiale est de 15 jours. Cependant, le Procureur du Roi peut demander une prolongation de cette mesure, qui peut aller jusqu'à plusieurs mois, en introduisant une requête devant le juge d'instruction ou le tribunal de police.

Oui. Vous pouvez adresser une demande de restitution au Procureur du Roi, souvent par l'intermédiaire d'un avocat. Les chances de succès restent faibles, à moins de prouver une situation exceptionnelle ou un vice de forme majeur dans le constat.

Le retrait est une mesure préventive prise immédiatement par la police et le parquet au moment de l'infraction. La déchéance est une sanction pénale prononcée plusieurs mois plus tard par un juge au terme d'une procédure judiciaire.

Si le véhicule requiert un permis de conduire de quelque catégorie que ce soit pour être utilisé sur la voie publique, vous ne pouvez pas le conduire. Conduire un tel véhicule constitue une infraction grave.

Vous devez vous présenter au greffe du tribunal de police ou au commissariat désigné sur votre procès-verbal, muni de votre carte d'identité, au terme exact de la période de suspension.

Non, la procédure relève du secret de l'instruction et de la vie privée. Toutefois, si la conduite d'un véhicule est une obligation inhérente à votre contrat de travail, vous devrez vous-même en informer votre employeur.

Absolument pas. Cette privation temporaire s'accompagne systématiquement d'une procédure judiciaire ultérieure. Le juge fixera l'amende pénale ainsi que les frais de justice correspondants lors de l'audience.

C'est un délit pénal sévèrement puni. Vous risquez une amende très élevée, une peine de prison allant jusqu'à 2 ans, et l'immobilisation voire la confiscation de votre véhicule par les forces de l'ordre.

Sources

  • Loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière (articles 55 et suivants) ; Code judiciaire.

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