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Droit des personnes

Changement de prénom

Démarche administrative permettant à toute personne de modifier son prénom auprès de l'officier de l'état civil de sa commune.

Modification du prénom Changement à l'état civil

Définition et explication

Depuis le 1er août 2018, la procédure de changement de prénom a été grandement simplifiée. Vous ne devez plus vous adresser au Service public fédéral Justice, mais directement à l’officier de l’état civil de votre administration communale.

Selon l’article 370/3 du Code civil, toute personne a le droit de changer de prénom à condition que le nouveau prénom choisi ne soit pas contraire à l’ordre public, ne prête pas à confusion et ne nuise ni à la personne elle-même ni à des tiers.

Il n’est plus nécessaire de justifier d’un motif grave ou exceptionnel. La démarche est donc accessible pour de simples raisons de convenance personnelle, sous réserve de l’appréciation de la commune.

L’officier de l’état civil dispose d’un délai maximum de trois mois pour rendre sa décision. En cas de refus, vous avez le droit d’introduire un recours devant le tribunal de la famille dans les trente jours suivant la notification.

Quand peut-on demander un changement de prénom ?

  • Convenance personnelle : Vous utilisez un autre prénom dans la vie de tous les jours et souhaitez l’officialiser.
  • Prénom jugé ridicule ou offensant : Votre prénom actuel vous cause un préjudice moral ou social.
  • Francisation ou intégration : Vous désirez adopter un prénom facilitant votre intégration.
  • Transition de genre : Vous souhaitez que votre prénom corresponde à votre identité de genre (procédure spécifique et frais réduits).
  • Changement pour un mineur : Les représentants légaux introduisent la demande. Si le mineur a plus de 12 ans, son consentement explicite est exigé.

Exemple d'un changement pour usage courant

Marie-Thérèse est appelée exclusivement « Maïté » par sa famille, ses amis et ses collègues de travail depuis plus de vingt ans. Ses documents officiels mentionnent toujours Marie-Thérèse, ce qui crée souvent de la confusion lors de démarches administratives ou bancaires.

À retenir

Elle se rend au service de l’état civil de sa commune pour demander le changement officiel de son prénom en Maïté. Elle paie la redevance communale. L’officier de l’état civil vérifie que le prénom n’est pas contraire à l’ordre public. La demande est acceptée, son acte de naissance est mis à jour et elle reçoit une nouvelle carte d’identité.

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Questions fréquentes

Le tarif est fixé par chaque conseil communal. Il peut varier de la gratuité totale à un montant maximum légal de 490 euros. Pour les personnes transgenres, le tarif est plafonné à 49 euros.

Le prénom relève de la compétence de la commune et la procédure est généralement rapide. Le changement de nom de famille dépend du SPF Justice, nécessite un arrêté royal, coûte plus cher et exige des motifs beaucoup plus stricts.

L'officier de l'état civil dispose d'un délai maximum de trois mois pour accepter ou refuser votre demande. Dans la plupart des communes, si le dossier est complet et sans difficulté, le délai réel est de quelques semaines.

Si l'officier de l'état civil estime que le prénom est contraire à l'ordre public ou prête à confusion, il refuse la demande. Vous disposez alors de 30 jours pour introduire un recours devant le tribunal de la famille.

Non, la demande doit être introduite par ses représentants légaux (généralement les deux parents). Si le mineur a atteint l'âge de 12 ans, il doit obligatoirement donner son consentement.

Vous devez renouveler vos documents d'identité (carte d'identité, passeport, permis de conduire) à vos frais. Il faut également informer votre employeur, votre banque, votre mutuelle et vos fournisseurs d'énergie.

La loi n'interdit pas de changer de prénom à plusieurs reprises, mais la commune sera particulièrement attentive à vos motivations lors d'une seconde demande afin d'éviter les abus ou la confusion.

Oui. Si les parents exercent l'autorité parentale conjointement, ils doivent être d'accord. En cas de désaccord, le parent demandeur devra s'adresser au tribunal de la famille pour faire trancher le litige.

Sources

  • Code civil, articles 370/3 à 370/9 (règles relatives au changement de prénom) ; Code judiciaire (compétences du tribunal de la famille).

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