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Droit du travail

Chômage temporaire

Le chômage temporaire est un mécanisme permettant à un employeur de suspendre le contrat de travail de ses employés pour des raisons économiques, météorologiques ou de force majeure.

Chômage économique Chômage technique Chômage intempéries Mise à pied temporaire

Définition et explication

Le chômage temporaire permet de suspendre totalement ou partiellement l’exécution du contrat de travail sans le rompre. Ce mécanisme vise à protéger les entreprises face à des situations indépendantes de leur volonté tout en garantissant un revenu aux travailleurs grâce à l’intervention de l’Office National de l’Emploi (ONEM).

  • Maintien du lien contractuel : Vous restez lié à votre employeur, mais vous êtes dispensé de fournir vos prestations.
  • Allocations : Vous percevez une allocation de chômage, généralement versée par votre syndicat ou la Caisse Auxiliaire d’Assurance Paiement des Allocations de Chômage (CAPAC).
  • Formalités : L’employeur doit respecter des délais de communication stricts et vous remettre un formulaire de contrôle mensuel selon le type de suspension invoqué.

Les motifs reconnus par la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail incluent les raisons économiques, les intempéries, les accidents techniques et les cas absolus de force majeure.

Quand cela s'applique-t-il ?

  • Raisons économiques : Baisse significative des commandes ou du chiffre d’affaires obligeant l’employeur à réduire son activité.
  • Intempéries : Conditions climatiques extrêmes (gel, fortes pluies, canicule) rendant l’exécution du travail impossible, un cas très fréquent dans la construction.
  • Force majeure : Événement soudain et imprévisible (incendie, inondation, pandémie) paralysant le fonctionnement de l’entreprise.
  • Accident technique : Panne majeure de machines ou coupure d’électricité bloquant toute production.

Arrêt d'un chantier pour cause de gel

Vous travaillez comme maçon pour une entreprise de construction. Au mois de janvier, une vague de froid intense frappe le pays et les températures descendent sous zéro degré pendant une semaine complète. L’utilisation des matériaux devient techniquement impossible et le chantier présente des risques pour votre sécurité.

À retenir

Votre employeur décide de vous placer en chômage temporaire pour cause d’intempéries. Il vous en avertit au préalable et informe l’ONEM. Durant cette semaine, vous ne devez pas vous rendre sur le chantier. À la fin du mois, vous recevez une allocation de votre organisme de paiement pour compenser les jours non prestés. Votre contrat reprend normalement dès que la météo permet la relance des travaux.

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Questions fréquentes

<p>Non. L'employeur doit justifier de motifs valables prévus par la loi et respecter une procédure de communication préalable et formelle auprès des travailleurs et de l'ONEM.</p>

<p>L'employeur ne paie pas votre salaire pour les jours non travaillés. Vous recevez une allocation de l'ONEM. Dans plusieurs secteurs, l'employeur ou un fonds de sécurité d'existence verse une indemnité complémentaire.</p>

<p>Le montant correspond généralement à 60 ou 65 % de votre salaire brut plafonné, selon la législation en vigueur et le motif de suspension. Un précompte professionnel forfaitaire (souvent de 26,75 %) est prélevé à la source.</p>

<p>Si les conditions légales et les formalités sont strictement respectées par l'entreprise, vous ne pouvez pas refuser. Il s'agit d'un droit de l'employeur justifié par les nécessités de la société.</p>

<p>La loi assimile la plupart des jours de chômage temporaire à des jours de travail effectif. Ils n'auront donc aucun impact négatif sur le calcul de vos jours de congé et de votre pécule de vacances pour l'année suivante.</p>

<p>Vous devez conserver votre document de contrôle fourni par l'employeur, le remplir correctement et l'introduire à la fin du mois auprès de votre syndicat ou de la CAPAC afin de déclencher le paiement des indemnités.</p>

<p>Oui, l'employeur conserve le droit de vous licencier. Toutefois, le délai de préavis est suspendu pendant les jours de chômage temporaire économique, reportant d'autant la fin effective de votre contrat.</p>

<p>Si la maladie survient pendant une période de suspension, vous ne touchez pas le salaire garanti par l'employeur. Vous serez indemnisé directement par votre mutuelle aux taux légaux prévus pour la maladie.</p>

Sources

  • Loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail ; Réglementation de l'Office National de l'Emploi (ONEM).

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