Plan de parentalité
Un plan de parentalité est un accord écrit entre parents séparés sur l'hébergement, l'école, la santé et les frais de leurs enfants.
Définition et explication
Le plan de parentalité n’a pas de définition légale en Belgique. Aucun article en vigueur n’emploie ces mots. En pratique, le terme désigne l’accord écrit que des parents concluent sur l’organisation de la vie de leurs enfants après la séparation : hébergement, écoles, santé, loisirs et frais.
Est-il obligatoire ? Non, pas sous ce nom. Le Code judiciaire n’exige pas de plan de parentalité pour saisir le tribunal de la famille. Des propositions de loi ont été déposées au Parlement pour l’instaurer, mais aucune n’est en vigueur.
Le droit belge connaît toutefois des accords entre parents, que le tribunal de la famille peut homologuer. Homologuer, c’est donner force officielle à l’accord par jugement.
- Autorité parentale conjointe. Lorsque les père et mère ne vivent pas ensemble, l’exercice de l’autorité parentale reste conjoint (ancien Code civil, art. 374, § 1er).
- Thèmes de l’accord. Cet article cite l’hébergement, la santé, l’éducation, la formation, les loisirs et l’orientation religieuse ou philosophique. Ce sont les thèmes d’un plan de parentalité.
- Désaccord. À défaut d’accord, ou si l’accord paraît contraire à l’intérêt de l’enfant, le tribunal de la famille compétent peut confier l’exercice exclusif de l’autorité parentale à l’un des parents (art. 374, § 1er).
- Hébergement. Si les parents saisissent le tribunal, l’accord sur l’hébergement est homologué sauf s’il est manifestement contraire à l’intérêt de l’enfant (art. 374, § 2, alinéa 1er).
- Frais. Ils ne figurent pas dans l’art. 374, § 1er. Ils relèvent des obligations alimentaires, que le tribunal peut aussi traiter.
Un accord écrit est imposé dans un cas : le divorce par consentement mutuel. Les époux doivent constater par écrit leur convention sur l’autorité, l’hébergement, les relations personnelles et la contribution à l’entretien des enfants mineurs. Elle précise comment l’intérêt de l’enfant a été pris en compte (Code judiciaire, art. 1288).
Pour les parents non mariés ou déjà séparés, l’accord reste libre. Il est toutefois très utile pour éviter un litige. Pour savoir comment le préparer, une médiation familiale est une piste. Le droit de la famille regroupe les questions voisines.
Quand un accord entre parents est-il utile ou exigé ?
Vous vous séparez et vous avez des enfants mineurs. Un accord écrit n’est pas exigé en général, mais il facilite tout.
- Vous saisissez le tribunal de la famille. Vous pouvez à tout moment demander l’homologation de vos accords sur les résidences séparées, l’autorité parentale, l’hébergement et les obligations alimentaires (Code judiciaire, art. 1253ter/3, § 3). Le tribunal peut refuser si l’accord est manifestement contraire à l’intérêt des enfants.
- Vous divorcez par consentement mutuel. Vous devez constater par écrit votre convention sur les enfants (Code judiciaire, art. 1288).
- Vous n’êtes pas d’accord. Le tribunal vous entend et peut vous proposer une conciliation ou une médiation (Code judiciaire, art. 1253ter/3, § 1er et § 2). Avec votre accord, il peut remettre l’affaire pour vous laisser négocier.
- Vous vivez encore ensemble. En cas de désaccord, l’un de vous peut saisir le tribunal de la famille, qui peut autoriser un parent à agir seul pour un ou plusieurs actes déterminés (ancien Code civil, art. 373).
Si votre accord est rédigé par un avocat, un notaire ou un médiateur agréé et couvre toutes les demandes, votre comparution personnelle n’est pas requise. Le tribunal homologue l’accord, s’il n’est pas manifestement contraire à l’intérêt de l’enfant. Le juge peut toujours ordonner votre comparution (art. 1253ter/2).
Noah N. et Gauthier N. rédigent leur accord
Noah N. et Gauthier N. sont parents d’une fille de huit ans. Ils se séparent à Namur et ne sont pas mariés. Ils ne sont pas d’accord sur les frais scolaires.
Ils font rédiger un accord par un médiateur agréé. Il fixe l’hébergement, l’école, le suivi médical et le partage des frais. Ils déposent ensuite une requête devant le tribunal de la famille pour obtenir l’homologation.
Leur accord porte sur toutes les demandes. Leur comparution personnelle n’est donc pas requise, mais le juge peut l’ordonner. Le tribunal homologue l’accord, sauf s’il est manifestement contraire à l’intérêt de l’enfant (Code judiciaire, art. 1253ter/2).
Si leur situation change plus tard, ils peuvent saisir à nouveau le tribunal. Un avocat évaluera la démarche sur leur dossier.
À retenir
Noah N. et Gauthier N. se séparent avec une fille de huit ans. Ils rédigent avec un médiateur agréé un accord sur l’hébergement, l’école, la santé et les frais. Ils demandent ensuite au tribunal de la famille de l’homologuer. Leur accord couvre toutes les demandes, leur comparution n’est donc pas requise. Le tribunal homologue l’accord, sauf s’il est manifestement contraire à l’intérêt de l’enfant (Code judiciaire, art. 1253ter/2).
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Questions fréquentes
Non, il n'est pas obligatoire sous ce nom. Aucun article en vigueur n'emploie les mots « plan de parentalité » et le Code judiciaire ne l'exige pas pour saisir le tribunal de la famille. Des propositions de loi ont été déposées au Parlement, mais aucune n'est en vigueur.
Il est imposé en cas de divorce par consentement mutuel. Les époux doivent constater par écrit leur convention sur l'autorité, l'hébergement, les relations personnelles et la contribution à l'entretien des enfants mineurs (Code judiciaire, art. 1288). La convention précise comment l'intérêt de l'enfant a été pris en compte.
Il couvre en général l'hébergement, l'école, la santé, les loisirs, l'orientation religieuse ou philosophique et les frais. L'ancien Code civil, art. 374, § 1er, cite les cinq premiers thèmes comme objets de l'accord des parents. Les frais relèvent des obligations alimentaires.
Il l'homologue en principe. Il peut refuser s'il est manifestement contraire à l'intérêt des enfants (Code judiciaire, art. 1253ter/3, § 3). Pour l'hébergement, la règle est la même (ancien Code civil, art. 374, § 2, alinéa 1er).
Pas si votre accord est rédigé par un avocat, un notaire ou un médiateur agréé et couvre toutes les demandes de l'acte introductif. Le tribunal homologue alors l'accord. Le juge peut toujours ordonner votre comparution, d'office ou à la demande du ministère public (Code judiciaire, art. 1253ter/2).
Le tribunal de la famille vous entend. Il peut vous proposer une conciliation ou une médiation (Code judiciaire, art. 1253ter/3). Sans accord sur l'hébergement, il examine prioritairement, à la demande d'un parent au moins, la possibilité d'un hébergement égalitaire (ancien Code civil, art. 374, § 2). Il peut aussi fixer un hébergement non égalitaire.
Oui, en saisissant à nouveau le tribunal de la famille. Après un divorce par consentement mutuel, les dispositions sur les enfants peuvent être révisées lorsque des circonstances nouvelles et indépendantes de la volonté des parties modifient sensiblement leur situation ou celle des enfants (Code judiciaire, art. 1288).
Le coût dépend de la procédure choisie et des professionnels consultés, comme un avocat, un notaire ou un médiateur agréé. Un avocat vous indiquera le coût selon votre situation.
Sources
- Ancien Code civil, art. 373 et art. 374, § 1er et § 2 : https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/1804/03/21/1804032150/justel
- Code judiciaire, art. 731, 1253ter/2, 1253ter/3, 1253ter/4, 1253ter/5, 1253ter/6 et 1288 : https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/1967/10/10/1967101055/justel