Flexi-jobs étendus à tous les secteurs au 1er juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, le système des flexi-jobs s'ouvre à l'ensemble des secteurs professionnels en Belgique, dans le privé comme dans le public. Cette mesure très attendue offre aux salariés travaillant au moins à 4/5 temps et aux pensionnés de nouvelles possibilités de cumuler des revenus complémentaires nets d'impôt. Les employeurs profitent quant à eux d'une main-d'œuvre flexible à des conditions avantageuses pour pallier la pénurie de personnel.
- Entrée en vigueur
- 1er juillet 2026
- Secteurs concernés
- Tous les secteurs, privé et public (sauf exclusions sectorielles)
- Condition pour les salariés
- Occupation à minimum 4/5 temps au trimestre T-3
- Avantage financier
- Salaire brut égal au net, exonéré jusqu'à 18.440 EUR/an en 2026 (non-pensionnés)
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Loi portant diverses dispositions concernant les flexi-jobsAdoptée par la Chambre le 18 juin 2026 et en vigueur au 1er juillet 2026 ; elle étend le dispositif à tous les secteurs (privé et public), avec un droit de regard sectoriel (opt-out ou opt-in via la commission paritaire).
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Loi du 16 novembre 2015Base légale fondatrice instaurant le régime des flexi-jobs en Belgique.
Une généralisation attendue du marché du travail
Depuis le 1er juillet 2026, le paysage de l'emploi en Belgique connaît une modification majeure. Initialement réservés au secteur de l'Horeca en 2015, puis progressivement ouverts au commerce de détail, aux soins de santé ou encore à l'enseignement, les flexi-jobs sont désormais étendus à l'ensemble des secteurs, dans le privé comme dans le public.
Cette mesure vise à combattre la pénurie de main-d'œuvre dans de nombreuses branches d'activité. Elle permet aux entreprises de faire face à des pics d'activité avec une grande souplesse, tout en offrant aux travailleurs une opportunité de générer un revenu complémentaire net d'impôt. Un droit de regard sectoriel subsiste : une commission paritaire peut décider d'exclure (opt-out) ou de réintégrer (opt-in) le système.
Quelles sont les conditions pour les travailleurs ?
Pour prester un flexi-job, vous devez remplir des conditions strictes évaluées par l'Office National de Sécurité Sociale (ONSS). Le système s'adresse principalement à deux catégories de personnes : les salariés et les pensionnés.
Pour les salariés réguliers
Si vous êtes salarié, la règle du trimestre de référence s'applique. L'ONSS vérifie votre situation trois trimestres avant le trimestre au cours duquel vous souhaitez exercer votre flexi-job (règle du T-3). Vous devez avoir travaillé au moins à 4/5 temps d'un emploi à temps plein chez un ou plusieurs autres employeurs au cours de ce trimestre de référence.
Par exemple, pour faire un flexi-job au troisième trimestre 2026 (juillet, août, septembre), vous devez avoir été occupé au moins à 4/5 temps au quatrième trimestre 2025 (octobre, novembre, décembre).
Pour les pensionnés
Les règles sont plus souples si vous êtes à la retraite, mais elles dépendent de votre situation avant la pension. Si vous travailliez déjà au moins à 4/5 temps avant de partir à la retraite, vous pouvez démarrer un flexi-job immédiatement. Si vous travailliez moins, vous devez d'abord être enregistré comme pensionné pendant deux trimestres avant de pouvoir commencer.
Les avantages financiers du flexi-job
Le succès du flexi-job repose sur son traitement social et fiscal très avantageux, tant pour le travailleur que pour l'employeur.
Le flexi-salaire net pour le travailleur
En tant que travailleur, votre salaire brut correspond exactement à votre salaire net. Aucune cotisation sociale personnelle ni aucun précompte professionnel ne sont retenus sur ce montant. Ce flexi-salaire comprend une rémunération de base assortie d'un pécule de vacances fixe de 7,67 %.
Le salaire versé doit correspondre au salaire barémique applicable dans la commission paritaire du secteur concerné. À défaut de barème sectoriel, le Revenu Minimum Mensuel Moyen Garanti (RMMMG) fait office de référence.
Un plafond fiscal s'applique aux travailleurs non pensionnés. Pour l'année de revenus 2026, vous pouvez percevoir jusqu'à 18.440 EUR par an sous ce régime de faveur. Ce plafond est indexé chaque année (il était de 18.000 EUR pour l'année de revenus 2025). Tout euro gagné au-delà de ce seuil est soumis aux impôts habituels. Les pensionnés ayant atteint l'âge légal de la pension ne sont pas concernés par ce plafond et bénéficient d'une exonération fiscale totale ; les pré-pensionnés, eux, restent soumis au plafond de revenus complémentaires évoqué plus haut.
Les cotisations patronales réduites
Pour l'employeur, le coût salarial est nettement inférieur à celui d'un contrat de travail ordinaire. L'employeur ne paie pas de cotisations sociales ordinaires, mais s'acquitte d'une cotisation spéciale unique, dont le taux s'élève à 28 %. Cette contribution libératoire rend le dispositif particulièrement compétitif pour gérer la flexibilité des horaires.
Obligations administratives et contrats
La législation belge impose un formalisme strict pour recourir à ce type d'emploi. L'engagement sous flexi-job exige deux documents.
- Un accord-cadre : ce document écrit fixe les conditions de base de la collaboration. Il précise l'identité des parties, la description de la fonction, le salaire de base convenu et la manière dont le travailleur sera contacté pour proposer des prestations.
- Un contrat de travail flexi-job : il s'agit d'un contrat à durée déterminée (CDD) ou pour un travail nettement défini, conclu pour chaque prestation ou période de prestations.
L'employeur doit obligatoirement effectuer une déclaration immédiate à l'emploi (Dimona) spécifique pour les flexi-jobs. L'ONSS validera cette Dimona en temps réel, confirmant ainsi que le travailleur remplit bien les conditions légales. Si l'ONSS rejette la Dimona, la personne ne peut pas être engagée sous ce statut.
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Quels contrôles et quelles sanctions ?
L'Inspection du travail veille à la bonne application de la loi. Les services sociaux et fiscaux belges vérifient régulièrement le respect des conditions, notamment le plafond de 18.440 EUR pour les salariés non pensionnés.
En cas d'infraction - par exemple si un employeur engage un travailleur en flexi-job alors qu'il n'a pas presté le 4/5 temps requis en T-3 - la sanction est immédiate. Les prestations sont requalifiées en contrat de travail ordinaire. L'employeur devra alors payer les cotisations sociales patronales classiques, des majorations et d'éventuelles amendes pénales ou administratives. Le travailleur, de son côté, risque de voir ses revenus taxés au taux progressif de l'impôt des personnes physiques.
Ce qu'il faut retenir
Généralisation
Depuis le 1er juillet 2026, tous les secteurs (privé et public) peuvent recourir au flexi-job, sauf exclusion sectorielle.
Conditions strictes
Le salarié doit justifier d'une occupation à 4/5 temps au troisième trimestre précédent (T-3), ou être pensionné.
Avantage net
Le flexi-salaire n'est soumis à aucune cotisation sociale personnelle ni à l'impôt pour le travailleur.
Plafond fiscal
Les non-pensionnés sont exonérés jusqu'à 18.440 EUR par an en 2026, un plafond indexé chaque année.
L'ouverture des flexi-jobs à tous les secteurs, privés et publics, marque une étape majeure dans la modernisation du marché du travail belge. Cette réforme répond à une demande forte des employeurs, tout en sécurisant un pouvoir d'achat complémentaire pour les travailleurs. Il faut néanmoins rester attentif au plafond fiscal (18.440 EUR en 2026, indexé chaque année) et, pour les pré-pensionnés, au plafond de revenus de 8.121 EUR qui conditionne le maintien de la pension.
Questions fréquentes
Non, vous ne pouvez pas exercer un flexi-job auprès de l'entreprise où vous êtes déjà engagé pour votre travail régulier à 4/5 temps ou à temps plein.
Le flexi-salaire brut comprend une rémunération de base et un pécule de vacances de 7,67 %. Ce montant doit respecter le salaire barémique de la commission paritaire du secteur, ou le revenu minimum mensuel moyen garanti (RMMMG) le cas échéant.
Les revenus de flexi-job sont exonérés d'impôt jusqu'à 18.440 EUR par an pour l'année de revenus 2026 (plafond indexé). Les montants sont communiqués au fisc par l'ONSS et figurent à titre informatif sur votre déclaration.
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