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Droit pénal

Non-présentation d’enfant

La non-présentation d'enfant est un délit pénal caractérisé par le refus d'un parent de remettre son enfant mineur à la personne en droit de le réclamer.

Refus de droit de visite Non-remise d'enfant Non-représentation d'enfant Entrave à l'hébergement

Définition et explication

La non-présentation d’enfant survient lorsqu’un parent refuse de remettre son enfant mineur à la personne en droit de le réclamer, souvent l’autre parent. En droit belge, ce refus ne constitue pas seulement une violation d’un accord familial, mais une véritable infraction pénale.

Selon l’article 432 du Code pénal, ce délit est passible de sanctions sévères. Pour qu’il soit caractérisé, le droit d’hébergement ou de visite doit généralement être établi par une décision de justice, comme un jugement rendu par le tribunal de la famille, ou par une convention dûment homologuée.

Si vous êtes confronté à cette situation, vous devez agir avec méthode. Le dialogue reste toujours la première étape recommandée. Toutefois, face à un refus systématique, faire constater l’infraction par les services de police vous permet de rassembler des preuves indispensables pour déposer une plainte pénale ou pour saisir à nouveau le juge familial.

Quand cela s'applique-t-il ?

  • Vous disposez d’un titre exécutoire (comme un jugement du tribunal de la famille) fixant clairement les modalités d’hébergement.
  • L’autre parent refuse consciemment et volontairement de vous remettre l’enfant aux jours et heures prévus.
  • Ce refus n’est pas justifié par un cas de force majeure absolu ou par un danger immédiat et grave pour l’enfant.
  • L’enfant concerné par le refus est mineur.

Exemple de non-présentation d'enfant en Belgique

Vous avez obtenu un jugement stipulant que votre fils passe un week-end sur deux à votre domicile. Le vendredi soir, vous vous présentez au domicile de votre ex-partenaire pour récupérer l’enfant. Cette personne refuse de vous ouvrir la porte et vous envoie un message affirmant que l’enfant n’a pas envie de venir. Le week-end suivant, le même scénario se répète.

À retenir

Face à ce refus répété, vous vous rendez au poste de police pour faire rédiger un procès-verbal actant l’absence de remise de l’enfant. Fort de ce constat officiel, vous déposez plainte. Le procureur du Roi peut alors engager des poursuites pour infraction pénale. En parallèle, vous saisissez le tribunal de la famille pour demander une astreinte financière par jour de retard, voire une modification du régime d’hébergement principal en votre faveur.

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Questions fréquentes

Rendez-vous sur le lieu d'échange à l'heure prévue. En cas de refus, contactez immédiatement la police locale pour qu'elle dresse un procès-verbal constatant l'infraction. Ce document constituera votre meilleure preuve.

Non, la police n'utilise généralement pas la contrainte physique sur un mineur pour l'obliger à suivre un parent. Son rôle se limite à constater le refus. Seul le procureur du Roi peut ordonner des mesures d'intervention strictes.

Le parent chez qui se trouve l'enfant a l'obligation active de l'encourager à respecter le jugement. Le simple fait que l'enfant n'ait pas envie n'est pas une justification valable en droit, sauf en cas de danger grave et avéré.

L'article 432 du Code pénal prévoit une peine d'emprisonnement de huit jours à un an et une amende, ou l'une de ces peines seulement. Le tribunal correctionnel apprécie la sanction selon la fréquence et la gravité des faits.

Oui, pour que le délit pénal soit formellement établi, vous devez disposer d'un titre exécutoire qui définit vos droits d'hébergement, comme un jugement du tribunal de la famille ou un acte notarié homologué.

Oui. Un parent qui fait systématiquement obstacle aux relations personnelles entre l'enfant et l'autre parent s'expose à une révision judiciaire. Vous pouvez demander au tribunal de la famille de vous confier l'hébergement principal.

Non. La contribution alimentaire et le droit aux relations personnelles sont deux obligations totalement indépendantes. Suspendre vos paiements vous mettrait en infraction et vous exposerait à des saisies ou à une plainte pour abandon de famille.

Oui, vous pouvez demander au juge de la famille de prononcer une astreinte. L'autre parent sera alors condamné à vous payer une somme d'argent déterminée pour chaque jour ou week-end de refus supplémentaire.

Sources

  • Code pénal (Article 432), Code judiciaire (compétences du tribunal de la famille).

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